Que se passerait-il si Taïwan s'arrêtait ?
Si Taïwan cessait de produire des puces, la quasi-totalité des composants avancés dont dépendent smartphones, ordinateurs, voitures et centres de données d’intelligence artificielle disparaîtrait du marché en quelques mois, le temps que les stocks existants s’épuisent.
Aucun autre pays ne dispose aujourd’hui d’une capacité comparable pour les puces les plus fines : les usines en construction ailleurs, aux États-Unis, au Japon ou en Europe, ne représentent qu’une fraction de la production taïwanaise et mettront des années à monter en puissance. Un tel scénario, qu’il résulte d’un conflit, d’un blocus ou d’une catastrophe naturelle, toucherait immédiatement des secteurs entiers, de l’automobile à la défense en passant par la santé.
Cette vulnérabilité explique l’attention extrême portée par les gouvernements occidentaux à la stabilité de l’île, devenue malgré elle un point de bascule pour l’économie mondiale.
Pour aller plus loin : chapitre 4, « Le bouclier de silicium », dans La Guerre invisible.
Cette réalité, je la raconte en détail dans La Guerre invisible — Vers l’intelligence absolue.
Un thriller documentaire fondé sur des événements réels, sur la course technologique qui se joue déjà sous nos yeux.
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