Pourquoi l'Europe veut-elle des gigafabriques d'IA ?
Pour entraîner ses propres grands modèles d’intelligence artificielle, l’Europe a besoin d’immenses capacités de calcul, comparables à celles dont disposent déjà les géants américains et chinois du secteur. C’est dans cet objectif que la Commission européenne a annoncé le financement de « gigafabriques d’IA », des centres regroupant chacun des dizaines de milliers de puces spécialisées.
Ces infrastructures visent à réduire la dépendance des chercheurs et des entreprises européennes envers les services de cloud américains, tout en offrant une puissance de calcul suffisante pour rivaliser sur l’entraînement des modèles les plus avancés. Leur mise en œuvre nécessite des investissements considérables, ainsi qu’un accès garanti à l’électricité et aux puces les plus performantes, majoritairement produites hors d’Europe.
Ce projet illustre la volonté du continent de ne pas se limiter à réguler l’intelligence artificielle, mais aussi à en maîtriser une partie des moyens de production les plus stratégiques.
Pour aller plus loin : chapitre 10, « Stargate », dans La Guerre invisible.
Cette réalité, je la raconte en détail dans La Guerre invisible — Vers l’intelligence absolue.
Un thriller documentaire fondé sur des événements réels, sur la course technologique qui se joue déjà sous nos yeux.
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