Pourquoi l'Europe est-elle en retard ?
L’Europe possède d’excellents chercheurs en intelligence artificielle, formés dans des universités reconnues mondialement, mais elle n’a pas su faire émerger de géants numériques capables d’investir des dizaines de milliards par an dans ce domaine. Ce déséquilibre entre qualité de la recherche et faiblesse industrielle est régulièrement pointé par les experts du secteur.
Plusieurs facteurs expliquent ce retard : un marché fragmenté en vingt-sept juridictions différentes, un capital-risque moins abondant qu’aux États-Unis, et des infrastructures de calcul insuffisantes pour entraîner les modèles les plus ambitieux. Beaucoup de talents européens partent ainsi construire leur carrière outre-Atlantique, où les moyens sont plus importants.
Des initiatives publiques, comme le financement de « gigafabriques d’IA » ou le soutien à des start-up telle Mistral AI, tentent de corriger la trajectoire. Mais l’écart accumulé avec les États-Unis et la Chine reste considérable, et il façonne une partie du récit que raconte La Guerre invisible sur la dépendance technologique européenne.
Pour aller plus loin : chapitre 15, « Le prix de la dépendance », dans La Guerre invisible.
Cette réalité, je la raconte en détail dans La Guerre invisible — Vers l’intelligence absolue.
Un thriller documentaire fondé sur des événements réels, sur la course technologique qui se joue déjà sous nos yeux.
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